Pourquoi une sédation ?

Historiquement, la plupart des gestes antalgiques étaient réalisés sous anesthésie locale et il est donc légitime de se poser la question de l'utilité de la sédation.

Avantages:

 
  • Sécurité: sous sédation, il y a moins de réactions vagales, de modifications brutales de la pression artérielle et le patient est mieux contrôlé. La procédure étant aussi moins stressante pour le patient, les risques liés au stress sont diminués.
     

  • Confort: la procédure se déroule paisiblement sans douleur. Les patients souffrant de douleurs chroniques sont plus sensibles que les autres et même un geste qui pourrait sembler anodin peut être ressenti chez eux comme très douloureux.
     

  • Précision: le patient ne bougeant pas, la précision du geste est facilitée et il faut moins de trajectoires pour atteindre la cible. L'opérateur va aussi être plus exigeant quant à la qualité de la cible et ne pas se contenter d'une cible imparfaite.
     

  • Philosophique: nous avons toujours trouvé qu'un traitement de la douleur qui fait mal est un paradoxe.
     

  • Hypothétique: de nombreux travaux chez l'animal suggère que la mémorisation de la douleur est un point important en cas de douleurs chroniques et qu'une sédation pourrait faciliter "de remettre les compteurs à zéro". Cela reste à démontrer chez l'homme.

Comment se déroule une sédation ?

Le médecin anesthésiste administre un sédatif (propofol) à travers une voie veineuse. Il peut également avoir détendu le patient avec d'autres médicaments à très petites doses (fentanyl, midazolam, ...) et/ou préparer la veine avec un anesthésique local (lidocaine). Le patient n'est pas intubé (tube endotrachéal) ni connecté à une machine de ventilation comme il le serait pour une anesthésie générale pour une opération importante. Il est donc en ventilation spontanée surveillée.
 
Une fois la sédation terminée, le patient est contrôlé en salle de réveil tant sur le plan cardiovasculaire que neurologique.

Précautions et monitoring:
 
  • Oxygénation: masque d'oxygène à 6 litres par minute

  • Monitoring cardiaque avec électrodes et scope ECG

  • Monitoring respiratoire

  • Monitoring saturation en oxygène

  • Monitoring pression artérielle